vendredi 20 avril 2018

Blocages en Absurdie


- Interview troll en Absurdie. Exercice extrême-centriste pour notre président de la République qui à l'évidence souhaitait poser ses couilles sur la table des débats face à un beauf de droite et un troll de gauche, le tout sous couvert de casser les codes et de nous la jouer à l'anglo-saxonne. A ceci près que, côté journalisme, les anglo-saxons sont aussi respectueux sur la forme qu'ils sont percutants sur le fond et surtout sur les faits, ce qui n'était absolument pas le cas lors des jappements "engagés" des roquets Plenel et Bourdin. S'agissant des codes, si je salue la vaillante intention du président Macron, l'exercice m'a néanmoins provoqué  un certain malaise. C'est que le président n'est pas un vulgaire blogueur polémiste tel que votre serviteur, mais bien celui dont la fonction lui commande de rester au-dessus des mêlées médiatiques #DontFeedTheTroll. Toutes choses qui expliquent pourquoi je n'ai tenu que vingt minutes avant de  zapper sur le "King Kong" diffusé par la 4.

- Quand une "génération j'ai le droit" peut en cacher une autre. En application de l'adage voulant que "les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés", je signale mon effarement devant ces professeurs du public, de gauche comme de droite, qui, en leur nom et tout en se servant de leur fonction pour leur gloriole personnelle, n'hésitent pas à conchier en place publique, continuellement et depuis moult années, leur administration et institution. N'ont-ils pas de code de déontologie à l’Éducation nationale ? Seraient-ils les seuls fonctionnaires dispensés de devoir de discrétion, de loyauté, et de protection de leur fonction et institution ? De quel droit ?! Vraiment étonnants ces professeurs donneurs de leçons.

- Après les profs, voici leurs non moins agités élèves avec un pseudo "éveil de consciences" fumeuses à la Fac. Des ados franchouillards à peine sortis des jupes de leurs mères ; dont l'étendue du monde ne dépasse pas les replis de leur ego ; sans oublier leurs yeux chassieux, non pas à force d'étude mais plutôt d'excès de fumette ; bloquent-taguent-dégueulassent-dégradent les facultés dans le but "d'éveiller les consciences" sur le bien public que sont nos universités. Quel bouillie mentale et morale ! Enfin, rien de nouveau sous le Bordel puéril. On a juste envie de leur dire : paye tes impôts d'abord le-a boutonneux-se, sors de ta grotte idéologique et va faire un  tour de par le monde, sous le soleil de ses différentes latitudes, dans l'espoir d'éclairer ta petite conscience, ce qui n'est absolument pas gagner d'avance ; que veux-tu, l'éveil ressemble bien plus à une longue route dispensatrice de gifles qu'à une fac bloquée par de longues nuits de rêveries générales.

- Zadisme. "Tu reconnaitras l'arbre à ses fruits". C'est marrant comme à chaque fois que je tombe sur un bout de territoire, qu'il soit agricole-industriel-universitaire-ou-de-simple-pause-professionnelle, abusivement confisqué par les invasifs tenants d'une vision dégradée et dégradante de l'auto-gestion, je constate systématiquement le même résultat. C'est bordélique, c'est laid, et ça pue. Bref, c'est à leur image. Du coup, à chaque découverte de ces cadavres déstructurés du gauchisme, je file fissa me reposer la vue et l'esprit dans un cadre bourgeois infiniment plus beau et vivable, répondant en somme au fameux "καλὸς καὶ ἀγαθός" ;-)

- Sévisse public et démocratie. Le Martinet, oups, le Martinez de la CGT, tout occupé à cogner comme un sourd dans l'espoir de conserver lors des prochaines élections professionnelles,  l'un des derniers bastions du syndicalisme rouge ; après nous avoir fait le coup de l'innocente défense du service public, celui de l'absence d'agenda subversif, et d'un président illégitime à reformer car élu par défaut ; nous la joue désormais grand maréchal soviétique de la convergence des luttes. Faisant mine jusqu'ici d'oublier que le président "par défaut" s'est tout de même doté d'une représentation nationale acquise à son projet de réforme du pays, je me demande s'il est au courant que la très légitime Assemblée nationale a voté cette semaine la réforme de la SNCF. A moins que la représentation nationale ne soit pas plus légitime aux yeux de ce phare démocratique, ce qui ne m'étonnerait pas...

- Convergence des brutes et gloubiboulga idéologique. Par ces temps où il nous faut continuellement remettre à l'endroit tout ce qui va cul par dessus tête, rappelons à nos petits séditieux bien nourris, que la seule révolution légitime est celle qui consiste à mettre à bas la tyrannie, alors que le fait de vouloir renverser le résultat d'un scrutin (présidentiel et/ou législatif) dans un régime libéral et pluraliste, s’appelle un coup d'état. La volonté de "coup d'état social" et politique est donc portée par celles et ceux qui se montrent depuis un an insatisfaits des résultats du scrutin, surement pas par ceux qui détiennent la légitimité du vote populaire.




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