vendredi 22 novembre 2013

Beaujolais : 'in vinasse, veritas, my ass !'


Le vin??? Pour tout dire, je n’ai jamais compris le développement généralisé chez le sapiens-sapiens du goût pour cette calamité liquide et gustative venue de Méditerranée. Remarque qui me vaut d’ordinaire, en plus d’une incompréhensible poussée de haine, un « de quoi tu parles étant donné que tu ne bois pas ». Ce à quoi je réponds que la haine c’est aussi dégueulasse que le vin et que si je ne bois pas, je n’en goûte pas moins.

Car il se trouve que tous les prosélytes du petit rouge qui m’entourent ont maintes fois cherché à me convertir, en me faisant goûter tous les plus grands crus. Rien n’y a fait. À chaque gorgée je leur sers la même grimace, ce qui les désespère. Toujours ce même arrière-goût aigre de vinaigre à salade, le seul endroit où je conçois le vin, qui me malmène les papilles gustatives. Exception faite toutefois du Porto Blanc, du Pineau des Charentes, du Banyuls et du Tokaji Aszu, un équivalent hongrois.

« T’as pas le palais pour le vrai vin, voila tout » me disent-ils avec ce même ton qu’emploient les curés pour me traiter d’âme perdue ou les marxistes quand ils me jugent social-traître. N’insistez pas, je n’ai pas l’habitude qu’on me fasse avaler n’importe quoi ! Le vin comme presque tous les autres alcools, c’est tout pourri et puis c’est tout.

A la limite, la bière on peut dire qu’avec son arrière goût de pot-au-feu, elle nourrit son prolétaire, ou encore que l’hydromel de nos ancêtres non romanisés, ça a un petit goût tout doux, tout comme le petit verre de Baileys ou de Coca-Malibu que je m’enfile de temps à autres pour faire société avec tous ces alcooliques. Mais le vin, non, juste une aberration culturelle et gustative.

« Ton hydromel, ton Baileys, ton Malibu-Coca, rien que des alcools de fiotte ou de gonzesse, mon pote ». Voici ce qu’il m’est dit à chaque fois. Ce n’est pas grave, j’assume. Sans être bisexuel, j’assume totalement mon âme bisexuée. Je parle d’âme car pour le corps, ceux qui me connaissent savent qu’il tient plus du bucheron Cro-Magnon ou du Troll galicien, certes à poil doux, que de l’Elfe aussi sodomite qu’androgyne.

En conclusion, le vin, en plus de se résumer à un vinaigre trop fadasse pour en faire une bonne vinaigrette, n’est rien d’autre qu’un aspect négatif supplémentaire de la colonisation romaine...

SILvetat

Illustration ci-dessous : preuve que le vin c’est portnawake, les Japonais, seconds consommateurs de Beaujolais au monde, en font une soupe de nouilles… 


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