vendredi 16 décembre 2016

Sirat al Bunduqiyyah : la Fable Maure de Venise


1) Marchands vénitiens emportant les reliques 
de Saint-Marc dans des caisses de jambon, 
au nez et à la barbe des douaniers arabes d’Égypte... 
2) Frères Mastelli du Campo dei Mori... 
3) et 4) Palais Mastelli et son caravanier... 
5) Une légende raconte que les ailes ténébreuses de ce très discret palais abritaient une secte d'aventuriers arabes ayant fait alliance avec une famille vénitienne... 
6) Et 7) portes et pont maures... 
8) Trône de Saint-Pierre à Antioche décoré de motifs arabes... 
9) Croix solaire orientale de l’Éternité...


mercredi 14 décembre 2016

La Venise Hermétique : "sapienta aedificavit sibi domum"


- Palazzo Lezze : "la demeure philosophale de Venise" 
avec ses hauts-reliefs initiatiques 
(le Roi couronné de flammes;  l'Ange de la Charité).
  - Sur la Chemin sous le regard d'Isis à l'enfant Horus.
  - L'Ancien siège de la confraternité des Maçons.
  - L'église de la Madeleine et ses symboles maçonniques.
#Hermétique #RobertLangdonStyle #IlluminatitiEtGrosMinet


lundi 12 décembre 2016

Ballet magique à Venise


« Vieni con me, j’ai quelque chose à te montrer » me dit Caterina, en plongeant ses mains dans son châle et en commençant à claquer les talons, qui soulignent ses très jolis mollets dépassant sa non moins jolie jupe mi-longue en flanelle grise, sur les pavés des ruelles de Dorsoduro.

Caterina, blonde vénitienne de 45 ans, aux traits aussi fins que ses manières, et peu impressionnée par le froid humide qui, en cette saison, parvient à te chatouiller la moelle épinière, connait sa ville comme personne. « Vieni con me ». Je la suivrais bien dans les neuf enfers de Dante, me dis-je dans ma barbe de trois jours.

Nous y voilà, au beau milieu d’une placette du quartier populaire de Dorsoduro. Il est 18 heures, et le soleil de décembre s‘est couché depuis plus d’une heure. « Le ballet ne va pas tarder à commencer » m’annonce Caterina, avec une certaine solennité, un peu comme on frapperait le brigadier par trois fois sur le plancher d’une scène de théâtre.

Il ne tarde pas, en effet. Les gens sortent du travail et rentrent chez eux. Et cette placette plongée dans la pénombre, ressemblant à une passoire trouée de ruelles et arcades, venant et menant on ne sait où, voit soudainement sortir, traverser puis s’enfouir, dans tous les sens, des gens pressés par le froid, bouches et nés plongés dans leurs écharpes, cavalant en mode pilote automatique dans le dédale vénitien.

Je lâche un « Génial ! », émerveillé que je suis par le spectacle, tel un gosse admirant une pluie de météorites. Caterina m’observe du coin de l’œil. Elle sourit du regard.


Nous restons là quelques minutes puis elle me dit, « j’ai autre chose à te faire découvrir, l’un des secrets de Venise ». Nous voilà repartis en direction du pont des merveilles, non loin de l’Académie.

Sur le chemin Caterina, aux longs silences énigmatiques, chose que j’adore, finit par me dire « vois-tu, le secret de Venise ne réside pas tant dans ses rues que dans les portes que l’on peut y pousser ». En finissant sa phrase, elle s’arrête devant l’entrée d’un établissement qu’elle ouvre. La rue restée jusqu’alors dans un relatif silence résonne d’éclats de joie. Ils proviennent du très chaleureux troquet qui sent bon le repère d’amis, comme il y en a finalement tant à Venise, et dans lequel nous nous engouffrons avides de la joie de vivre qui y règne.

Nous en ressortirons trois heures plus tard. Je suis aux anges. Nous déambulons tranquillement dans les ruelles de San Polo. Nous ne croisons quasiment personne. Les volets des bâtiments sont fermés. Certains laissent passer un peu de lumière mais globalement, la Serenissima est belle et bien plongée dans le noir. Le brouillard accentue l’effet d’outremonde. C’est tout bonnement merveilleux. Nous marchons sans mot dire pour mieux savourer le rythme du cliquetis de nos pas sur les pavés ainsi que les quelques bruits épars qui émergent, parfois, de ci, de là.

« Venise se goute comme ça » me fait comprendre Caterina. Nous flirtons du regard drapés dans la brume vénitienne… 
 

vendredi 9 décembre 2016

mercredi 7 décembre 2016

En plein Syndrome de Stendhal à Venise et Florence


Étonnamment, j'oublie. Et puis dès que j'arrive chez eux, il me revient fissa pourquoi j'adore ces salauds de Ritals...

Leurs réalisations culturelles, la bouffe, la beauté de leurs femmes, tous ces petits détails qui me poussent à lâcher souvent un "ouah la classe !", ce génie qui les rend capables de si bien ordonner le chaos...

Sans oublier leur langue, cette putain de langue qui me rend fou et que j’hésite à parler de peur d'en écorcher la splendeur...

Alors je les écoute. Je les écoute, y compris s'engueuler, tout émerveillé...

C'est si beau de s'engueuler en italien car c'est la seule langue qui donne envie de faire l'amour juste après... 

Faut absolument que j'apprenne à faire ça :-)


vendredi 2 décembre 2016

Bons Baisers d’Istanbul (3/3)


Quelques mois auparavant, les Stambouliotes s’étaient regroupés massivement place Taksim pour protester contre le projet de construction d’une mosquée en ce lieu. Je voulais tenter de comprendre pourquoi. J’ai vite compris.

La place Taksim n’est pas une simple place. La place Taksim est un oasis de Liberté. Des aires de jeux pour enfants dont les éclats de rires égayent le lieu. Des jardins avec des bancs publics, où comme dans la chanson de Brassens des amoureux se bécotent, lui confèrent une douceur particulière.

La scène est amusante. Nous sommes assis. Non loin de nous se trouvent trois bancs. Sur le premier, un vieux Stambouliote qui lit son journal. Sur le second, un trentenaire qui regarde la vie passer et qui de temps à autres jette un regard amusé vers le troisième banc. Sur celui-ci un couple d’adolescents s’embrasse goulument tout en se caressant de façon appuyée par-dessus et parfois sous leurs vêtements d’hiver. Avec ma belle Ottomane, nous nous laissons aller également à quelques bons baisers d’Istanbul, avant de descendre la magnifique avenue Istiklal, les Champs Elysées de « La Cité ».

Un peu plus loin, la tour Galata au pied de laquelle on achète un cornet de marrons chauds puis les berges de la Corne d’Or. Je comprends également d’où vient le nom. Le Soleil est bas et il embrase de sa lumière dorée ce bras du Bosphore taillé en forme de corne d’abondance. Nous assistons au spectacle en sirotant un jus de grenade fraichement pressé et en dégustant un fish-kebab composé de poisson tout juste péché couché dans du pain croustillant avec un filet de citron et une poignée de salade. Purée ! Aussi simple que délicieux !

Par ce magnifique coucher de soleil hivernal, nous sautons dans l’un des bateaux promenades qui s’apprête à voguer sur le Bosphore. Le parfait moment pour gouter aux bons baisers d’Istanbul, cette cité aux confluents de l’Orient et de l’Occident, du passé et de la modernité, de la prière et du désir de vivre...


mercredi 30 novembre 2016

Bons Baisers d’Istanbul (2/3)


Plagiat de scène de film ou presque. C’est le milieu de la nuit et je me réveille avec des « Allahu Akbar » qui me traversent le corps. Ils proviennent de l’appel à la prière du muezzin de la Grande Mosquée Bleue. Notre hôtel se trouve à quelques dizaines de mètres et par conséquent son appel résonne en dolby surround dans notre chambre. Un bref instant, je revis la scène de OSS 117 «Le  Caire nid d’espions » dans laquelle Jean Dujardin décide de s’en aller couper le micro du muezzin. Je lève la tête. Mon Ottomane répond à l’appel en priant dans le lit. Me voyant émerger tout ébouriffé, elle me caresse le crâne en me disant « rendors-moi mon cœur ». Je me rendors. Puis c’est moi qui la réveille façon appel vibrionnant. Sans doute l’expression d’une revanche à prendre sur le minaret d’à côté.

En début d’après-midi, lorsque nous partirons à la conquête d’Istanbul, nous assisterons carrément à un battle-muezzin entre celui de la Mosquée Bleue et celui de la Basilique Sainte-Sophie. Il y aura presque un côté rigolo genre « This is the Voice ! ».

Ah ! La Mosquée Bleue ! Aux décorations intérieures aussi sublimes qu’épurées faites pour élever l’âme, bien plus efficacement, à mon gout, que celles du blockhaus iconographique qu’est la Chapelle Sixtine. Un lieu où règne également une très grande tolérance. Pour preuve, la touriste allemande peut se permettre d’y entrer non voilée sans se faire rappeler à l’ordre.

Quant à Sainte Sophie ! Mon Dieu ! Quinze siècles et toujours là, majestueuse, tout comme d’autres monuments romains telle que la basilique Citerne et son incroyable labyrinthe aquatique dans lequel on s’attend voir débouler à tout moment un Minotaure ou une Gorgone. Gorgone dont nous finirons par trouver la tête sous un pilier de la Basilique.

Quelles merveilles ! Je me surprends à remercier les Turcs de les avoir si bien préservés. Je me dis même que l’on ressent l’ancienne puissance romaine bien mieux ici dans « La Cité », sens premier d’Istanbul, qu’à Rome dans laquelle les ruines du « Foro romano » m’ont offert un sentiment de désolation. Perso j’aurais rebâti tout ça à l’identique pour faire revivre la splendeur passée…


lundi 28 novembre 2016

Bons Baisers d’Istanbul (1/3)


En cette fin de novembre, notre avion est en approche de l’aéroport Atatürk. Ma belle Ottomane m’embarque à Istanbul. Cette cité me fascine depuis des années. Je rêve d’y aller tout en avouant un apriori pas très positif de par mon contentieux avec les Turcs au sujet du génocide des Arméniens, mais aussi du fait de l’islamisation galopante de la Turquie d’Erdogan.

Nous débarquons de l’avion au petit matin, prenons le métro jusqu’à la station Zeytinburnu, quittons la rame et nous dirigeons vers le quai du tramway qui nous mènera au centre-ville. En plus de l’aspect pratique, je remarque que  les équipements du Tram sont aussi flambants neufs que ceux du métro. Je jette un œil sur les passagers présents dans la rame au sein de laquelle nous grimpons. Il s’agit en  grande partie de travailleurs s'en allant vers le centre-ville et finissant leur nuit au rythme des balancements du tram.

En balayant la rame du regard je remarque plus particulièrement, derrière nous, un jeune homme qui somnole contre la vitre à côté duquel se trouve assis un vieux travailleur d’une soixantaine d’années, pas mal usé par toute une vie de dur labeur. Nos regards se croisent. A cet instant, il tapote sur l’épaule du jeune type à côté de lui, lui demande de se lever, se lève lui aussi et vient vers moi. Il plonge ses yeux dans les miens et nous invite, mon Ottomane et moi, à aller nous assoir à leur place.

Interminable moment de solitude. En fixant son regard, certes fatigué mais extraordinairement chargé de dignité pour ne pas dire noblesse, je comprends très vite qu’il s’agit là d’une marque d’hospitalité accordée à des touristes. Il n’empêche que nous voilà gênés au point qu’une fraction de seconde, j’hésite à décliner l’offre avant de me raviser. C’eut été l’insulter. J’accepte en le remerciant et je rassure ma princesse Ottomane en lui disant que visiblement ce vieux Stambouliote a reconnu  chez elle la descendante de Bey. J’en profite pour échanger quelques mots et optimiser ma prononciation du turc. J’imagine également, en rigolant intérieurement, comme il serait truculent de voir nos Parigots, faisant perpétuellement la gueule, céder leur place aux touristes dans le métro.

Premier contact avec Istanbul où notre séjour sera ponctué d’autres instants magiques de cet ordre, de rencontres chargées de civilité, un peu comme si les Stambouliotes se vivaient en tant que représentants d’une succession de civilisations. Toutes choses qui feront en sorte que le jour du départ, assis là, sur un banc de la place Sultanahmet, à mi-chemin entre la Mosquée Bleue et la Basilique Sainte-Sophie, je serai pris, en mangeant ma petite brioche au sésame, d’une très choupinette mélancolie.

mercredi 23 novembre 2016

Ce soir là à Reims


 Lorsque je contemple une telle magnificence architecturale, 
réalisée au Moyen-Age avec des moyens quasi préhistoriques, 
je me dis que ce n'est pas possible, 
la CIA nous cache des choses, 
seuls des Extraterrestres ont pu réaliser une merveille pareille :-) 
 


lundi 21 novembre 2016