mardi 23 mai 2017

Une question de profil : en résumé c'est exactement ça...


Birth place : Earth
Race : Human
Politics : Freedom
Religion : Love

Une pensée pour les victimes des fous tyranniques et haineux 
qui viennent de frapper délibérément des innocents à Manchester
"Never surrender !"

vendredi 19 mai 2017

L’enfer vénézuélien pavé de bonnes intentions socialistes #HastaLaRuinaSiempre


1) Quand le programme tant vanté par les Mélenchon, Taubira, Philippot, etc, fait passer en 15 ans le Venezuela de pays le plus riche d’Amérique latine à un pays en situation de famine…

2) Quand les projets de nouvelle république à la Mélenchon portés par ses camarades locaux placent le Venezuela en situation de pré-guerre civile…

3) Quand est-ce que nos socialopithèques comprendront-ils que leurs plus belles rêveries mènent inlassablement à nos pires cauchemars ? 


mercredi 17 mai 2017

Far and Furious : 3 Jours 3 Nuits au Loin à Fond


Je ne vis 
que pour ces 72 heures de raid,
car pendant ces 72 heures je suis libre... 

#TxoriaTxori  #AuDiableVauvert 

1) Du côté des montagnes de Kandy, Sri Lanka, été 1994
2) Norvège, Alpes de Romsdal, été 1993
3) Portugal, Viana do Castelo, Mont Santa Luzia
4) My Sweet London, Angleterre, automne 1998
5) Canada, Alberta, kananaskis Country, été 2004
6) New York, Manhattan, été 2004
7) Japon, Île de Miyajima, été 2010
8) Istanbul, Corne d'Or, novembre 2013
9) Prague, Colline de Petrin, 31 décembre 2014
10) Grèce, Athènes, Acropole, mai 2015
11) Chine, Qingdao, juin 2015
12) Israël, Jérusalem, Kotel, 13 novembre 2015
13) Israël, Tel Aviv, Port de Jaffa, 14 novembre 2015
14) Malte, La Valette, janvier 2016
15) Irlande, Connemara, avril 2016
16) Arménie, Noravank, octobre 2016
17) Ukraine, Dniepr, novembre 2016
18) Venise, Place Saint-Marc, décembre 2016


dimanche 14 mai 2017

Waiting for...


- And now, what you gonna do now?
- Waiting for my agent Carter...

Sil Rogers :-)  

mercredi 10 mai 2017

Abolition Day : Liberté !


Parce que les Carthaginois comme les Romains puis les esclavagistes arabes et turcs ponctionnèrent ma Galice de pas mal de mes vaillant(e)s ancêtres... parce que coule dans mes veines la sueur comme le sang des serfs d’antan, le sang des belles mauresques que mes ancêtres allaient ravir au sud de Coimbra et le sang des noirs qu'ils ramenèrent au Portugal d’Afrique au cours du 15e siècle ; pour toutes ces raisons, je commémore aujourd’hui l’abolition de l’esclavage.

Comme par ailleurs, en plus du sang noir, je dois bien avoir en moi un peu de sang négrier et puisqu’il s’agit de faire en sorte que celui-ci reste bien silencieux, je commémore chaque année le 10 mai.

Je commémore, non pas une victoire de la repentance mais la fierté de nos pères qui, après avoir hérité de ce crime contre l’humanité, ont trouvé, eux, les premiers, le moyen de l’abolir et de le condamner.

Je commémore ce progrès qu’ont su accomplir nos seuls pères puisque en dehors du monde qu’ils nous ont bâti, l’esclavage reste endémique aussi bien en Afrique noire ou arabe qu’en Asie.

Je commémore ainsi la défaite de la pensée esclavagiste, la victoire des Lumières, comme le refus de toute nouvelle soumission. Liberté !

samedi 6 mai 2017

Les feux de l’Amour :-)


Pimpon les pompiers, j'ai le poitrail qui brûle...

Sans la moindre prétention ou jugement moral de ma part, tout comme j'ai eu la chance de ne connaitre, à ce jour, ni prostituées ni sites de rencontres, le rationnel pétri de magie sentimentale que je suis a eu la chance d'aimer. Perdre sa virginité avec son sublime premier grand amour est un privilège. En cultiver le souvenir est un devoir quasi religieux. Et ne pas tenir à courir la gueuse ou les supermarchés du sexe demeure ma façon de rendre grâce à cette forme de magie propre à l’impromptu.

Oui, j'ai connu le bonheur d'aimer, de la façon la plus fugace jusqu'à la plus entière et totale qui soit, d'en avoir cueilli les plus précieux fruits de la Vie, mais également d'en avoir retiré la douleur la plus vive qu'il m'a été donné de ressentir, une déchirure qui finalement aura eu le mérite de porter mon esprit à maturation. Je tente d’honorer cela en protégeant chez mes enfants, du mieux que je peux,  l'histoire d'amour "corps et âme" qui est à l'origine de leur venue au monde.

J'ai eu le privilège, également, de tomber violemment amoureux, dans une plongée vertigineuse aussi déroutante qu’envoutante ; un embrasement que j'aurai tout fait, et elle aussi, par devoir, d’éteindre ; qui me hante depuis et qui sera sans doute l’un des grands mystères de ma vie. Je me rappellerai à jamais de l'époustouflant éclat du regard de mon étoile des neiges savoyardes, le tout premier qui m'aura brutalement happé et ce dernier qu'elle m'a livré lorsque j'en ai pris congé dans un amical échange de service à thé. Chaque année je remercie ce qu'elle a écrit en moi, en lui adressant de simples vœux de nouvel an. Eh oui Mesdames ! Le cœur d'un homme coffre lui aussi ses secrets...

Les rencontres qui suivirent, de près ou au loin, brèves ou plus durables, furent certes empreintes de cette forme de féerie à laquelle je voue un culte, nourrissent ce que je suis, mais n'eurent rien de comparable avec les trois plus belles rencontres de ma vie. Je m'habituais même à l'idée de ne plus entendre mon cœur battre la chamade, et à devoir écouter avec saudade Maria Bethania chanter « se chorei ou se sorri, o importante é que emoções eu vivi ». 

Et puis ; et puis ; et puis merde ! 

Dire que je n'ai rien vu venir et que maintenant je ne parviens plus à me la sortir de la tête. Où que je sois, avec qui que je sois, je pense à elle. Je m'endors en pensant à elle. Ma première pensée du matin est pour elle. La nuit, elle me réveille. Le jour, c'est pire encore. Ma poitrine me brûle. J'en fais parfois des plaques rouges comme la braise. Bon sang ! Ras-le-bol d’avoir en boucle en tête "can’t get you out of my head".

J'ai essayé bien des choses pour garder tout cela sous contrôle. Plus de travail ; plus de sport ; plus de méditation ; mon plus puissant exutoire, l'écriture ; sans oublier des techniques de PNL. Quel fichu bordel ! 

Pourquoi  garder tout cela sous contrôle, me demanderez-vous. Eh bien ! Parce que l'amour octroie plus de devoirs que de droits. Au vu de ce que j'ai étudié et appris, je sais que l'on peut s’attacher pour bien d'illusoires raisons. Et surtout, à mon âge, on réfléchit à sept fois avant de risquer de foutre la merde dans la vie de quelqu'un, à plus forte raison, lorsque l'on aime cette personne. A minima on se demande si on peut lui offrir mieux que ce qu’elle a déjà. 

Alors… alors tu  te rappelles de ses mots et gestes de séduction, de sa façon de jouer avec ses merveilleux cheveux blonds quand elle te parle, de déboutonner son joli chemisier bleu lorsqu'elle veut te faire tourner la tête, de ses manières de t'appeler ou de s'imposer à ton regard, de ses petits jeux féminins qui d’ordinaire t’agacent mais dont tu achètes tous les tickets d’entrée parce qu’elle en est le rôle principal.

En la regardant, ces mots te brûlent les lèvres, « ma chérie, si tu savais à quel point ton numéro de charme est inutile ; je suis déjà complétement croc de toi ; saute-moi plutôt au cou que je te dévore de baisers enflammés ».

Toujours en la regardant, tu te dis, « si tu savais ces rencontres auxquelles je ne donne pas suite parce que je ne parviens pas à t’oublier dans les yeux d’une autre, parce que je ne réussis pas à me sortir de la tête ce que je voudrais te dire à toi et à nulle autre, parce que c’est ta voix que je voudrais entendre ». 

Oui ! Alors que la plupart des femmes te gavent assez vite, elle, tu pourrais l'écouter pendant des heures. Malgré vos désaccords, t'as envie de parler avec elle. Et puis elle te fait rire. Ses histoires de famille, de voyages, de mésaventures dentaires ou autres délicieuses maladresses, te font voyager. Tu te délectes avec tendresse de ses bévues de nénette géniale un peu poissarde. Malgré toutes ses qualités, et la reine qu’elle porte en elle, elle demeure si peu sûre d'elle-même. Or ça, ça te fait complétement craquer. Mais pas seulement ça. Tu adores l’éclat de ses yeux clairs, sa façon de bouger, de fumer, d’attacher comme de détacher ses cheveux. Elle te fait rêver. 

C'est la première fois qu'une femme parvient à te charmer physiquement, t'attirer sexuellement, te captiver intellectuellement et à t'attendrir. C'est la première fois que tu as, à la fois, autant envie de  faire la fête à un petit cul que de prendre soin de sa propriétaire. Quand elle te parle, au bout de dix minutes, après avoir très doucement caressé des yeux les lignes de son cou couleur vanille, tu te mets à crever d’envie de la prendre dans tes bras pour l'entendre te raconter la suite, tout en plongeant ta truffe dans sa tignasse. Tu veux son odeur, sa salive, sa sueur, toutes ses humeurs. 

Tu penses à vos petits rituels, aux senteurs indiennes de votre premier restaurant, à cette roue que tu changes en rigolant un jour de bruine, au fait de te trouver si bien avec elle dans cette voiture le soir tombant pendant qu’elle culpabilise d’avoir crevé ce pneu. Tu n’as qu’un seul désir quand elle se maudit ; la hisser de tes bras pour pouvoir embrasser ses yeux et sa poitrine tout en lui disant « je t’aime » dans toutes les langues que tu connais. Tu penses à  toutes ces choses évidentes avec elle, à ces moments où tu te dis "mes aïeux, serait-ce elle, mon Elfe, ma jolie Valkyrie ?". Malgré tes questions ou tes doutes faits pour ne pas perdre pied, tu te vois sombrer corps et biens dans l'amour. 

Lorsqu’elle part pendant des semaines, c’est encore pire. C’est la brûlure du manque qui te consume. Tu te surprends à prier pour que son petit Bobo trompe-la-mort-inutile ne lui fasse pas prendre  de risques ridicules pendant leurs virées dans le tiers-monde : "pourvu que ce con me la ramène entière ; pourvu que ce con..." 

Lorsque c’est toi qui pars en vadrouille, c’est du grand n’importe quoi. Peu importe le lieu, peu importe l’aimable compagnie ou ce que tu dois y faire. Tu penses à elle. Accompagné, tu te vois avec elle ; seul, tu t’y rêves avec elle. Seuls tes objectifs te permettent de rester un tant soit peu concentré. Tu te dis, « t'es complètement givré mon petit gars ! Ressaisis-toi ! ». Puis tu te surprends à te juger avec tendresse, à te trouver un brin choupinet. Tu chantonnes dans l’avion retour, du Enrique Iglesias avant de t'endormir « a mí no me importa que duermas con él porque sé que sueñas con poderme ver ».

Et puis elle t’annonce qu'elle a des projets, qu’elle va partir au loin définitivement. Ton cœur bat à tout rompre. Ton esprit n’en montre rien. Étrangement, il se trouve plongé dans un mélange de détresse et de soulagement.

Tu te dis que tu vas pouvoir reprendre le contrôle. Ne plus brûler vif ; ne plus avoir peur de souffrir un jour ; garder simplement le souvenir de tous ces merveilleux sentiments qu’elle aura fait germer en toi ; de toutes ces lignes qu’elle t’aura inspirées. Ton cœur est toujours en vie. Tu le sais désormais grâce à elle. Quelque part, tu le lui dois. Elle te l’a ranimé. Johnny cash chante en toi "I hurt myself today to see if I still feel". Ce n’est pas vraiment la chanson la plus appropriée.

Reprendre le contrôle. Et puis ; et puis merde ! Tu n’y arrives pas vraiment. T’en rigoles d’impuissance...

Alors, tu décides de te protéger à minima, d’enfiler ton armure, de mettre un peu de distance, et en attendant son départ, de gouter chaque bref instant où tu la croiseras, en souriant pour mieux dissimuler ton émoi. En toi résonneront les paroles de la chanson de Lulu Santos « certas coisas », «Eu te amo calado como quem ouve uma sinfonia de silêncios e de luz». Tu sais que tu maudiras également ces moments car tu les payeras chèrement. Il te faudra du temps pour te reconcentrer, redescendre, pour t'en remettre. Mais un jour tu les béniras car ils feront ce que tu seras. 

Vient la nuit. Il est une heure du matin. Tu te redis qu’elle va partir, "qu'aimer c'est laisser partir" ou du moins laisser choisir on ne peut plus librement. T’essayes de t’endormir et puis, une chanson te vient à l'esprit, "não vá embora" de la sublime chanteuse brésilienne Marisa Monte. C’est marrant comme le texte trouve tout de même un certain écho à tes oreilles…

«Et parmi tant de gens, je t'ai rencontré. Parmi tant de gens ennuyeux et sans aucune fantaisie, tu es venue. Et moi qui pensais que je ne tomberais plus jamais amoureux, de toute ma vie.

(…) Alors ne t'en va pas. Alors ne me laisse plus jamais. Alors ne t'en va pas, ne t'en va pas. Alors ne me laisse plus jamais. »


vendredi 5 mai 2017

Votez mon Minou !


:-) Bon ! De vous à moi, je m’inquiétais de voir mon Minou (Macron) face à Poutine et Trump… je craignais même de le voir se faire violer dans les caves du Kremlin… 

Et puis je me suis rappelé qu’il ne manquera pas d’emmener l’inflexible Brigitte avec lui… et là ça m’a rassuré, énormément rassuré… Brigitte Présidente ! #JeSuisBrigitte #Lecanuet2017


jeudi 4 mai 2017

Présidentielle 2017 : la grande interview de SILcéron


Thierry, journaliste pour « l’Univers », rencontre SILcéron, candidat à l’élection présidentielle 2017 : Monsieur SILcéron, Bonsoir.

- Bonsoir mon cher Thierry.
 
- Monsieur SILcéron, votre dernier discours a fait grand bruit et c’est pour cette raison que nous vous avons demandé de bien vouloir nous recevoir. Cependant, en guise de première question, pourquoi avoir décidé de prononcer ce discours, qui ne manquera pas de rester dans les annales, après les résultats du premier tour ?
- Comment ça ?
 
-Et bien Monsieur SILcéron, votre discours date du lundi 1 mai alors que le premier tour a eu lieu le dimanche 23 avril, qualifiant pour le tour final Madame Le Pen et Monsieur Macron.
- Nom de Zeus ! De toute évidence, mon directeur de cabinet a oublié de rectifier le calendrier julien qui nous sert encore de référence. Comprenez, je vis quelque peu retiré des contingences matérielles, et ne sors que pour m’adresser au peuple, ce qui explique ce très regrettable quiproquo. Me voilà dans une situation fort fâcheuse et sans plus grand-chose à vous dire.

- Vous ne souhaitez pas nous expliciter un peu plus la nature de votre projet pour la France ?
- A quoi cela servirait-il ? J’apprends par vous que je suis éliminé. Toutefois je promets de faire mieux la prochaine fois, à commencer par mettre enfin à jour mon calendrier. 11 jours d’écart, voilà un risque qu’il convient de ne plus courir. Cela sera ma toute première grande reforme…

- Au revoir Monsieur SILcéron.
- A très bientôt mon cher Thierry.

mardi 2 mai 2017

Le syndicalisme une conquête libérale


Lundi 1 mai, après plusieurs séries de logorrhées extrêmement pénibles à suivre, Gogo Dugland me dit « je suis certain que le libéral que tu es déteste les syndicats et le syndicalisme, n’est-ce pas ? ».

Après un soupir, de ces soupirs caractéristiques de ma soupirite, maladie que j’ai contractée après un contact aussi prolongé que répété avec l’inculture dont souffre notre société, je lui ai répondu « connais-tu Waldeck-Rousseau ? ».

« Non, quel est le rapport ? » qu’il me rétorque. Je soupire de nouveau.

Sans développer la question d’un syndicalisme rouge qui est au syndicalisme ce que le communisme est à la démocratie, je me suis contenté de rappeler la chose suivante.

« Waldeck-Rousseau, non seulement faisait partie de ces immondes libéraux dont je suis, attachés à la liberté d’association, mais surtout il fut le ministre de l’intérieur qui fit voter le 21 mars 1884 la loi qui porte son nom. La première loi autorisant la formation de syndicats en France. »

Gros blanc en face, ou plutôt gros rouge…


lundi 1 mai 2017

Présidentielle 2017 : le grand discours de SILcéron :-)


Françaises, Français, certes, le futur d’un pays s’inscrit dans une histoire. Cependant, l’histoire d’un pays ne saurait s’enfermer dans un passé. Aussi, très chères concitoyennes et non moins chers concitoyens, tout attaché que je suis à notre histoire, c’est bien plus de présent et d’avenir que je vous parlerai aujourd’hui.

En effet, ne comptez pas sur moi pour vous faire croire que notre destin se trouve inscrit dans des vieilles lunes nationalistes, étatistes, socialistes ou autres. Ne comptez pas sur moi pour vous bercer d’illusions en vous cachant ce qu’est le monde d’aujourd’hui. Ne comptez pas sur moi pour vous offrir des boucs émissaires en la personne de l’Europe, du Monde, ou bien de telle ou telle communauté ethnique ou sociale de personnes. Oh que non !

Ne pensez pas pour autant qu’il s’agit là d’une forme de fatalisme ou bien de vous faire croire que vous n’avez pas le choix, que nous n’avons pas le choix. Bien au contraire.

Car dans un monde de plus en plus ouvert, tourné vers les échanges et porté par l’esprit de liberté, les découvertes et les opportunités se multiplient, le fatalisme décroit, la palette de choix se fait plus vaste : choix personnels, choix professionnels, choix culturels, choix politiques.

Car contrairement à ce que prétendent les ennemis de la liberté, un monde plus libre et plus ouvert, n’est pas synonyme de crise, d’appauvrissement, mais plutôt  d’enrichissement. Les multiples régions du monde et les millions d’être humains qui sortent de la misère grâce à la mondialisation, au capitalisme et au libéralisme, en sont le parfait exemple.

Car contrairement à ce que prétendent les chantres du protectionnisme, un monde déverrouillé ne signifie pas obligatoirement la mort des traditions et modes de vie. Elle ne l’a pas été pour les pays occidentaux qui exportent depuis des décennies leurs productions et modèles culturels, ni pour d’autres pays, en Asie, et bientôt ailleurs, qui exportent depuis des années également les leurs. Songeons aux traditions japonaises ou chinoises qui, plus que jamais vivantes chez elles, fleurissent également chez nous comme ailleurs. Toutes choses qui me font dire que les traditions et les identités ne meurent pas à cause d’un monde ouvert mais plutôt parce que ceux qui sont censés les porter y renoncent. Á nous  de ne pas y renoncer mais au contraire de nous en montrer dignes et fiers.

De même, à l’inverse du discours ambiant, un monde libre et ouvert n’est pas pour autant un monde sans frontières. Après tout, l’un des principaux droits défendus par nous autres libéraux, n’a-t-il  pas toujours été le droit à la propriété privée, à un territoire, à une frontière, à commencer par ce respect sacré dû aux limites propres à nos corps et personnes. Aussi, il en va de même pour celles de nos nations, celles qui nous ont été laissées en héritage par nos pères.

Alors bien sûr, ces belles considérations ne règleront pas, par exemple, les problèmes de celui qui a choisi de demeurer dans le village de ses ancêtres, travaillant dans la seule usine présente, menacée de fermeture. Doit-on lui expliquer qu’au nom de la liberté, il va devoir vendre la maison familiale, devenue quasiment invendable, pour aller s’installer ailleurs avec toute sa famille. Où est le respect de sa liberté ? Surement pas là.

Doit-on pour autant promettre que cette usine demeurera à jamais, tout en augmentant les charges étatiques pesant sur celle-ci ? Ou bien l’Etat devra-t-il racheter cette usine pour maintenir à tout prix une activité condamnée ? Ce n’est pas plus sérieux.

Alors oui, un responsable politique se doit de faire tout ce qui lui est possible pour éviter la destruction de l’emploi chaque fois que c’est vital, chaque fois qu’une solution de  rechange ne se présente pas. Mais un politique réellement responsable, conscient des enjeux présents et à venir, devra surtout, préparer la population de son pays aux réels changements, à ceux qu’impose la course du monde. Cela passe par la valorisation et la stimulation de l’esprit d’initiative, d’entreprise, d’adaptation, de travail, seul véritable moyen pour permettre à des bassins d’emploi de se renouveler ou refleurir, pour permettre à des salariés d’occuper ces emplois, et pour offrir à nos enfants de réelles perspectives d’avenir ?

Que l’on ne s’y trompe pas ou plutôt, là encore, ne vous laissez pas tromper par toute cette très stérile propagande anti-libérale. Le libéralisme n’a jamais été synonyme d’oligarchie, ce pouvoir de quelques uns, de protection des rentes de situation, ou des monopoles qu’ils soient publics ou privés, bien au contraire. Depuis toujours les libéraux ont combattu cela. Le libéralisme a toujours été une lutte pour l‘égalité en droit, l’Etat de droit, contre tous les excès de pouvoir, quels qu’ils soient, économiques y compris, tout simplement parce que la justice, l’innovation, le progrès, sont à ce prix.

C’est de cette façon que nous travaillerons au progrès et au développement de notre nation, mais aussi du monde, encourageant ceux qui entreprennent, qui investissent, qui travaillent, qui étudient, ne faisant jamais des patrons ou des investisseur, des boucs émissaires.

Le ressentiment, l’aigreur, la jalousie, ne font pas partie de mon projet et par conséquent ne feront pas partie de notre politique. Notre politique visera, au contraire, à l’établissement d’une réelle cohésion sociale, cohérente au point de travailler à celle de toutes les composantes sociales de notre nation. En rappelant chacun à ses droits et devoirs, à ses responsabilités envers soi comme envers les autres ; en encourageant le dialogue social bien plus que la lutte des classes…

C’est pourquoi également, nous ne ferons rien pour encourager la lutte des races, que nous refuserons de faire des immigrés, pris dans leur ensemble, les responsables des difficultés que nos prédécesseurs n’ont pas su voir venir ou gérer, ce qui justifiera plus que jamais également de tenir un discours et de mener une action enfin responsable en matière d’immigration, toutes choses que souhaite notre peuple.

Dans un quartier sans barrières comme dans un monde ouvert, la liberté de circuler n’est pas pour autant celle d’entrer chez les autres par effraction ou sans leur accord. La liberté de circuler n’est pas plus celle de s’installer en y faisant ce que bon vous semble, sans respecter les règles de l’hospitalité, les lois, les coutumes du pays d’accueil. Le droit de circuler n’est pas celui d’aller réclamer, d’exiger tel ou tel avantage ou privilège.

C’est pour toutes ces raisons que notre France doit redevenir, pour les immigrés comme pour les autres Français, non pas une terre de récriminations incessantes, d’assistanat infantilisant, mais bien une terre d’opportunités, ouverte à ceux qui aspirent  à la liberté, qui aspirent à donner libre cours à leur créativité, à tout leur potentiel, ou qui aspirent plus humblement à bâtir pour eux et leurs enfants, enfin une vie meilleure.
 
« L’air de France libère » disait-on jadis. Et bien, cela doit redevenir le cas !

Pour ce faire, la France doit cesser de s’adresser à des communautés étrangères ou immigrées. Elle doit s’adresser aux individus. Car tout comme on ne rejette pas ou ne condamne pas des communautés mais bien des individus, on n’intègre pas plus des communautés mais bien des personnes, riches de leur histoire et aspirations.

Aussi nous reviendrons à la seule politique capable de fonctionner, aux vœux de ce grand républicain qu’était Georges Clemenceau. Je porterai une politique libérale qui ne prétendra pas émanciper des communautés sociales ou ethniques, mais qui favorisera l'émancipation des individus, des êtres, des personnes, quelles que soient leurs origines sociales ou ethniques. Une émancipation dans un cadre bien précis, celui de notre pays, celui du cadre culturel français. Celui de notre république, depuis toujours multiethnique, mais suffisamment unifiée et monoculturelle pour que le brassage des êtres ait toujours été possible, et le mélange plutôt réussi.

Entendons-nous bien. Les communautés sont une donnée naturelle, un fait que nous ne pouvons que reconnaitre,  mais un fait qui doit demeurer autant que possible une affaire d’individus, et non celle de la nation, d’une « république indivisible » qui établit comme supérieure à toutes, la seule communauté nationale, cette seule communauté capable d’embrasser tous les individus quelles que soient leurs communautés d’origines ou d’appartenance, que celles-ci soient affectives, sexuelles, territoriales, culturelles, professionnelles, ethniques, politiques ou religieuses.

Voilà, très chers concitoyens, le monde tel qu’il est aujourd’hui. Voilà la vision d’une France aux Français émancipés, libres, responsables, solidaires et "unis dans la diversité" que je vous propose…

En conclusion, je rappellerai que tout comporte des risques. Et au risque d’enfoncer des portes ouvertes, c’est là le fait même de la vie. Par conséquent  demeurer un pays vivant et ouvert, comporte des dangers et des difficultés qu’il convient de ne pas occulter mais de regarder en face pour les régler le plus tôt possible au lieu de laisser les situations dégénérer. Il y a toujours des risques à aller vers les autres, à serrer des mains, à gouter de nouvelles choses, mais qui pourrait rêver d’une vie appauvrie, cantonnée au seul soi ou à l’entre soi. L’enfermement est toujours un signe de maladie, une forme de morbidité qui n’amène rien, rien de nouveau, rien d’enrichissant, rien de réellement bon, et qui plus est, au final, n’empêche en rien ce que l’on redoutait.

Aussi demeurons un pays ouvert, ou du moins, tout sauf mis sous cloche comme le proposent les nationalistes de tous bords ;  demeurons des esprits sains dans un corps national sain, protégé par des défenses immunitaires qui font leur travail mais qui n’ont pas vocation à devenir une fin en soi.

Demeurons une société, un pays, une nation, une république vivante et épanouie ! Voici mon projet pour notre pays.

Vive la République française ! Vive la France !

SILcéron

samedi 29 avril 2017

The Galway Girl : « contrairement aux gamines, une femme sait ce qu’elle veut » Deirdre


En ce samedi soir de fin avril, je rentre à Dublin en provenance d’Irlande du Nord. Ma splendide balade le long de la côte aux Saumons, puis sur la Chaussée des Géants, et enfin à Belfast, m’a mis d’excellente humeur et surtout en très grande forme. Je suis du côté de Temple Bar, le très festif quartier des tavernes, et je me dis que j’irais bien profiter de la joyeuse ambiance des pubs irlandais.

Attiré par sa devanture lumineuse, je finis par pousser la porte du The Oliver St John Gogarty. Pour sûr c’est joyeux. Il y a un groupe de musiciens qui joue sur une scénette. A l’unisson dans le pub, ça chante, ça braille en descendant de la pinte en veux-tu en voilà. Ils en ont tous, au moins une dans chaque pogne. J’en commande une petite. Une Guinness bien sûr. Ce sera déjà bien assez pour moi. C’est qu’il y à boire et à manger dans cette cervoise.

En la prenant je constate que ma voisine de droite, fort jolie au demeurant, ne déroge pas à la règle. Un mètre soixante-cinq, brune aux reflets auburn, de jolis yeux noisette, dans les vingt-cinq ans, et une chope dans chaque main. Elle remarque ma surprise, tout scotché que je suis sur ses petites menottes chargées de bière, et sourit en voyant mon demi. Je lui lance un « vous aussi, vous aimez la bière ». Elle explose de rire avant de me répondre « bien plus que vous apparemment », enchaine sur un « celle-là, étrangement, on me l’avait jamais faite », et enfin  rigole à nouveau. 

Je me présente. Deirdre se présente également en soulignant d’un air amusé mon petit accent français puis elle m’invite à faire comme elle, soit taper l’incruste sur un coin de table déjà partiellement occupée. Il parait que ça se fait. En guise de confirmation, le reste de la travée nous salue.

J’apprends qu’elle est originaire de Galway et qu’elle réalise une thèse d’histoire sur l’antiquité irlandaise. Me connaissant, mon regard a dû se mettre à briller. Elle me demande d’où je suis originaire. Inspiré par son thème de recherches, je lui réponds que je viens du pays de ses ancêtres. Nouvel éclat de rire. « Rassurez-vous, vous n’êtes pas aussi vieux que ça » me dit-elle.

En souriant, je lui rétorque, « je ne parlais pas de celui-là mais plutôt du Nord du Portugal ». Son visage marque la surprise. En plaisantant à moitié, je lui dis « en excellente historienne vous n’êtes pas sans savoir que l’Irlande est la première colonie portugaise rapportée par les textes, notamment le Lebor Gabàla Erenn, votre récit mythique national, qui raconte l’arrivée des Gaëls en provenance de Galice, il y a plus de 3000 ans ». Désormais elle me dévisage ou plutôt m’envisage différemment, tout en précisant qu’elle connait bien évidemment ce texte. Je lui parle alors de la confirmation de cette très vieille histoire grâce aux récentes recherches anthropologiques effectuées sur le génome humain, confirmant bien la parenté génétique entre Portugais et peuples gaéliques d’Irlande et d’Ecosse. « CQFD, vous êtes nos descendants » dis-je en  concluant un brin amusé. « Vu comme ça, c’est effectivement le cas, cher ancêtre » réplique-t-elle sur un ton badin.

Alors que nous continuons de discuter de choses et d’autres, profitant des places qui viennent de se libérer à la table où nous sommes installés,  un grand gaillard tout ce qu’il y a de plus Irlandais, prend place à côté de Deirdre et commence à la brancher de façon un tantinet appuyée. Gentiment, elle essaye de lui faire comprendre qu’il vient de couper une conversation. Le gars s’en fout, et sans doute sous l’effet de l’alcool, me tance à moitié goguenard, avant de repartir à l’assaut. Deirdre me sourit du coin de l’œil puis le fixe pendant une trentaine de secondes, l’écoutant débiter son baratin. Notre lascar prenant confiance, poursuit de plus belle dans sa lancée.

Soudain, au beau milieu d’une tirade de dragueur aviné, Deirdre approche brutalement son visage du sien et lui lance un tonitruant « go the fuck off !». Notre olibrius se fige stupéfait puis sous l’insistance du regard de Deirdre finit par se lever et quitter la table. Mes sourcils marquent en guise d’exclamation deux accents circonflexes. Accompagnant des yeux son départ, Deirdre, le regard fermé, marmonne un truc en gaélique, avant de se tourner vers moi et de lâcher un clin d’œil amusé.


« Go the fuck off ! ». Une jeune femme qui sait ce qu’elle veut et qui l’exprime clairement, contrairement aux gamines capricieuses et versatiles qui veulent tout et leur contraire ou qui n’aiment rien tant que de se complaire dans les ambiguïtés. Quelle fabuleuse surprise ! Après l’attrait physique, me voilà sous le charme psychologique.

« On parlait de quoi déjà » me dit-elle avec un très large sourire et ses délicieux yeux noisette marquant une non moins délicieuse malice. « Tu me demandais ce que je prévoyais de faire demain, il me semble ». « Ah ! Oui ! Et donc ? ». Je lui réponds, « je comptais aller du côté de chez toi ». Froncements de sourcils et regard un peu inquiet subitement chez Deirdre. Je pouffe de rire avant de lui dire « j’ai prévu d’aller sur Galway après avoir fait un tour, -là-bas au Connemara- ».


Elle se marre à son tour, m’apprenant au passage que cette chanson de Sardou a valu à ce dernier la citoyenneté d’honneur étant donné les millions de touristes qu’elle a attiré dans la région, et conclut, les yeux plein d’espièglerie, sur un « ça te dirait de commencer le voyage dès à présent ? ».

En quittant le pub et en longeant les bords de la Liffey, aux ponts plongés dans cette pénombre verdâtre qui n’aura pas manqué d’inspirer le Dublinois Bram Stoker lorsqu’il écrivit « Dracula », je lui demande la signification de la phrase en gaélique qu’elle marmonna lorsque le très collant Kevin irlandais s’était levé.

« Une vieille sentence de femme de Galway qu’avait pour habitude de nous servir ma grand-mère ». Je lui redemande « et qui signifie ?».  Dans une nouvelle explosion de rires résonnant sur les berges aussi obscures que désertées de la Liffey, elle me répond « je te le dirai, peut-être, un peu plus tard ; en attendant, toi qui aime la musique irlandaise, écoute-moi ça ». 

Nous nous trouvons sur l’une des jolies passerelles en forme de harpe du James Joyce Bridge. L'air est empli d'odeurs de malt provenant de l'usine Guinness toute proche. La bière toujours la bière.

Deirdre sort de sa poche son smartphone, y branche ses écouteurs, en place un dans mon oreille droite et l’autre dans son oreille gauche. Je la regarde, curieux de découvrir ce qu’elle a sur sa playlist, mais également avec la brûlante envie de caresser ses lèvres avant de plonger ma langue dans sa bouche. Son regard pétillant d’intelligence comprend que j’attends son autorisation pour l’embrasser.

Tout en souriant et en approchant très doucement son visage du mien, elle met en lecture ce qui va devenir ma chanson irlandaise préférée "The Galway girl"...